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    Soirée de lancement Cahiers Sade n°1

    Librairie le Monte-en-l'air - Paris 

    Vendredi 11 septembre 2020 à 19h30

     

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    L’œuvre de Sade, sa réception et ses répercussions dans la littérature du XXe siècle, apporte une clé pour comprendre l’avènement d’un nouvel âge littéraire recentré autour du désir, mettant en question la représentation, renonçant aux règles du bien dire et revendiquant l’originalité et l’authenticité, selon les mots de Michel Delon.
    Leiris, Artaud, Bataille, Laure… Tous ces auteurs ont été marqués d’une manière ou d’une autre par l’œuvre de Sade. Et aujourd’hui ? Les Cahiers Sade ont pour ambition d’offrir une série d’éclairages originaux sur l’œuvre et de la faire dialoguer avec des œuvres du temps présent et d’autres continents. Les horizons divers des contributeurs de ce premier numéro permettent une lecture croisée de Sade et de son œuvre comme de son héritage dans la réflexion et la création du XXIe siècle (arts plastiques, théâtre, poésie…). 

    Sylvain Martin, ( Directeur de la publication) 

     

    « Le passé m’encourage, le présent m’électrise, je crains peu l’avenir. »

    Sade

     

    Le numéro un des Cahiers Sade se divise en cinq catégories : entretiens, mise en perspective, études, créations littéraires, créations visuelles.

    entretiens 

    Entretien avec Thibault de Sade
    Entretien avec Philippe Sollers

    mises en perspective 

    Clovis Trouille, une peinture aux couleurs du marquis (C. D. Calcutt)
    Manifeste pour un théâtre sadien au xxie siècle. Sade-Charenton, les larmes de sang, Turin, avril 2000 (Virginie Di Ricci, Jean-Marc Musial)
    « Si Sade était une organisation économique quel serait son but ? » (Cyril Hériard-Dubreuil)
    Salò-Sade, un chant dʼamour. Sur quelques idées, bonnes et mauvaises, de Serge Daney (Hervé Joubert-Laurencin)
    Lire Sade en chinois : un projet de traduction lancé à shanghai (Zhang Qianru)

    études 

    Dans lʼenfer des chiffres : Sade pour penser la gériatrie (Benjamin Efrati)
    Le parfum de Sade (Isabelle Goncalves)
    Sade antiquaire : un dialogue avec le XXIe siècle (Juan Manuel Ibeas-Altamira)
    Parallèle entre la Chine et lʼÉgypte chez Sade (Shasha Ma)
    Sade domestiqué (Émilie Richard)
    Lʼimage de Sade dans les romans noirs de Pétrus Borel ( 1809-1859 ) (Yanan Shen)
    Florilège (Textes choisis et rassemblés par Sylvain Martin)

    créations littéraires 

    Raccolta della manna (Gilbert Bourson)
    Le château-lyre (Gilbert Lely)
    Les cafards dansent autour des poubelles (Élodie Petit)

    créations visuelles 

    Yohann Blanco, Jean-Marc Musial, Thomas Perino, Xavier Tchili

     

    Avec le soutien du CNL et de la Région Bourgogne Franche-Comté.

     

    Cahiers Sade 1 dir. de la publication : Axelle Felgine et Jean-Sébastien Gallaire

    dir. de la rédaction : Sylvain Martin

    nombre de pages : 264 p.

    illustrations : 12 p. couleurs format : 16,5 x 24 cm

    ISBN : 979-10-95977-07-7

    prix : 29 euros

    parution : 28 août 2020

    périodicité : annuelle

     

    Contact presse et bibliothèques Axelle Felgine contact@editionslescahiers.fr Tél. 06 46 35 08 22

     

     

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    ANIMA  PRÉSENTE

     

     DOUBLE PRISME

    Le 29 Novembre 2019 au Périscope de Nîmes

    4 rue de la Vierge, 30000 Nîmes

     

     

    Une séance conçue et animée par Elodie Tamayo et Virginie Di Ricci

    Scénographie de Jean-Marc Musial — Labo Terribilità

    Théâtre Le Périscope | 10/8 € | 20h (ouverture des portes 19h30)


    « Dans l’esprit des séances de studio d’avant-garde des années 20 et à partir d’extraits rarement montrés, Elodie Tamayo et Virginie Di Ricci convoquent de manière prismatique les points de vue des deux créateurs et théoriciens confrontés à la transition du cinéma muet au parlant.

    La collaboration de Gance et Artaud se cristallise dans des formes tant denses que fugaces, elles ont l’éclat d’une coupe, d’un surgissement et répondent à une quête chère à Gance : la recherche des formes paroxystiques, des apparitions, des épiphanies. Ses films monstres témoignent de cette recherche de pics d’intensité tant psychiques que plastiques.

    Artaud, lui, perçoit le cinéma du futur comme l’hallucination subie, la copie confuse et bruyante du réel, là où le cinéma muet était porteur d’emblée de toutes les fantasmagories poétiques, – non pas les choses mais ce qu’il y a sous les choses, dans un principe embryonnaire mais tourné vers la virtualité. »

    "J'aime le cinéma. J'aime tous les genres de films.

    Mais tous les genres de films sont encore à créer."

    Antonin Artaud

     

    Elodie Tamayo, conférencière, enseignante chercheuse en cinéma, spécialiste d’Abel Gance

    Virginie Di Ricci , actrice, performeuse et dramaturge 

    Jean-Marc Musial, metteur en scène et scénographe

     

       *

      "Quand Antonin Artaud rencontre Abel Gance par l'intermédiaire de Louis Nalpas, son cousin
    et producteur de cinéma, immédiatement l'entente est totale et Abel Gance promet à Artaud le rôle
    de Marat pour son projet faramineux « Napoléon » dans lequel il joue lui-même le rôle de Saint-
    Just.
       En 1927, Artaud écrit Sorcellerie et Cinéma, et pose le cinéma comme l'équivalent moderne de la
    sorcellerie dont la puissance magique peut agir dans la réalité et dans les esprits. Il nous plaît
    d'imaginer la ferveur avec laquelle Gance et Artaud ont dû échanger à propos des puissances du
    cinéma à renverser la fatalité du réel.
      Pourtant en 1933, il écrit « La vieillesse précoce du cinéma », éloge funèbre à cet art qui ne lui aura finalement pas donné le rôle De Roderick dans La Chute de la maison Usher de Jean Epstein, en témoignent des lettres à son ami Abel Gance, rôle pour lequel il s'est battu et qui lui était dû.
       Après Napoléon, Artaud joue également dans deux autres films d'Abel Gance : dans la version
    sonore de 1932 de Mater dolorosa et dans Lucrèce Borgia en 1935. Leur correspondance témoigne
    de la profonde admiration d'Artaud pour le cinéaste auprès duquel il veut travailler comme assistant à la mise en scène. Car à cette époque Antonin Artaud non seulement s'investit en tant qu'acteur dans le cinéma français et allemand – il joue dans 22 films – mais il écrit des scénarios, envisage de créer sa propre boîte de production de courts métrages et surtout pense le cinéma et son devenir au contact des plus grands cinéastes de son temps : Claude-Autant Lara, Marcel Lherbier, Theodor Dreyer, Wilhelm Pabst, Fritz Lang. Dans ses interviews pour Cinémonde ou Comoedia, il insiste souvent sur la qualité du cinéma allemand où les recherches sur la lumière lui semblent pionnières et où le jeu des acteurs (Peter Lorre par exemple) issus le plus souvent du théâtre lui paraît bien meilleur, plus authentique que dans le cinéma français.
     

       Mais, tous deux se trouvent confrontés à l'arrivée du cinéma parlant et Antonin Artaud n'a de cesse de déclarer que le cinéma muet, cet art exclusif des images pures, est un art à part entière au même titre que la musique, la peinture ou la littérature et que sa spécificité tient dans sa capacité à restituer des impressions psychiques obscures que nul autre art n'est à même de toucher. Il s'inquiète aussi de la localisation du son dans l'image et surtout de la disparition de l'ancrage de la voix dans le corps de l'acteur. Il voit avec dégoût et décrit avec humour l'arrivée du « Dubbing » en provenance de l'Amérique qui ravale les acteurs français au rang d'esclaves d'une langue et de lèvres commerciales. Il redoute avec l'arrivée du cinéma parlant et en couleur, la venue d'un art des foules qui absorberait tous les autres et tomberait fatalement dans les mains des froussards capitalistes avides d'un gros public. C'est la survie du théâtre qui est ici aussi en jeu.
    Il perçoit le cinéma du futur comme l'hallucination subie, la copie confuse et bruyante du réel, là où le cinéma muet était porteur d'emblée de toutes les fantasmagories poétiques, - non pas les choses mais ce qu'il y a sous les choses, dans un principe embryonnaire mais tourné vers la virtualité".


        Et si hors-cadre il y a, et il y aura, alors ce sera du théâtre et de la cruauté.
     

    __Virginie Di RICCI

     

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    « La collaboration entre Abel Gance et Antonin Artaud se cristallise dans des formes tant denses que fugaces, elles ont l’éclat d’une coupe, d’un surgissement, et répondent à une quête chère à Gance : la recherche des formes paroxystiques, des apparitions, des épiphanies.

    Dans les années 20, Gance découpait ses films en fragments pour en montrer les séquences les plus pures dans les salles d’avant-garde. Ses films témoignent de cette recherche de pics d’intensités tant psychiques que plastiques. Exemplairement pour sa Fin du monde en 1929 Gance faisait le vœu que « chaque plan devienne comme une sorte de dynamite qui fasse sauter les charnières de la pensée normale », répondant à la « déperdition constante du niveau normal de la réalité » que décrivait Artaud dans son Pèse-nerfs. Ainsi lorsque Artaud traverse la toile dans les films de Gance : c’est pour brûler l’écran, le saturer de lumière et de cris, le crever et s’y sacrifier.

    Ensemble, Gance et Artaud connaîtront la transition technique du muet au sonore et seront confrontés à la redéfinition de leur art, à la nécessité de réinventer une autre langue, et de défier les pièges du verbe et du logos. Le cri, le bruit et la musique venant alors à leur secours.

    Le programme proposé s’accorde à ces formes fragmentaires, à ces brûlures qui caractérisent les recherches de Gance cinéaste et d’Artaud poète. La séance se donne sous la forme d’un bout-à-bout et d’un montage d’éléments paroxystiques tant filmiques que théoriques.

    La collaboration de Gance et Artaud tient en effet tant aux films qui les unissent qu’aux réseaux de textes et de déclarations qui les lient. En 1930, le cinéaste fait paraître Prisme, un recueil de pensées, d’aphorismes et de notes sur le cinéma et les facultés psychiques de l’homme à accéder à une quatrième dimension. Un prisme qu’il s’agira de faire tourner, pour multiplier les points de contacts entre Abel Gance et Antonin Artaud. »

    — Elodie TAMAYO

     

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    Antonin Artaud - Cahier 321bis :

     

    "Quant à l’au-delà il est ici

    Et l’une des grandes fonctions du théâtre est de démontrer

    Qu’il n’y en a pas."

     

     

     

     
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